SUD OUEST

Ce matin, je vous partage l'article de Sud Ouest qui aborde
les nouveautés qui seront en lien avec l'association.
Plus de détails dans les semaines à venir...

 

Pour le moment, je vous invite à découvrir :

Les Toiles d'Amélé et la relaxation sonore sur
www.luniverselle-sonore.com

Les Ateliers d'Alchante et les cours de Qi Gong sur www.ducorpsaucoeurarkenciel.com

 

Mardi 22 août 2017

Fondatrice Elodie Nommé-Boisard

L'INDEPENDANT

JUIN 2015

SUD OUEST ET LE MAG

FEVRIER ET MAI 2015

Lundi 9 février 2015
SUD OUEST
" BELLES SANS CHEVEUX"
1,3 Mo
SO_lundi_9_02_2015.pdf

Sept. 2012 - L'INDEPENDANT

CARCASSONNE Elodie, une vraie vie sans cheveux

15 septembre 2015

CARCASSONNE Elodie, une vraie vie sans cheveux

Un sourire radieux. Un regard intense, Elodie Nommé-Boisard, 30 ans, est "une maman extraordinaire", pour sa fille, âgée de 3 ans. "Extraordinaire", car elle n'a pas de cheveux. Non, elle ne souffre pas d'un cancer comme, en apparence, on pourrait le croire.

(http://www.lindependant.fr/2012/09/14/elodie-une-vraie-vie-sans-cheveux,164821.php)

À l’âge des toutes premières couettes, à 9 mois, cette jeune femme a perdu, par plaques, sa chevelure brune et épaisse. La cause : l’alopécie une maladie auto-immune, aussi appelée pelade, provoquée par son propre corps, souvent à la suite d’un choc émotionnel. Elodie Nommé Boisard ignore, pour sa part, son origine.

Pour l’heure, il n’existe pas de médicament pour en guérir. Près de 80 000 personnes seraient atteintes de cette affection en France. Bien souvent dans la solitude. C’est pour vaincre ce tabou qu’Élodie Nommé Boisard, installée à Arques, a créé l’association « Belle même sans cheveux ».

« J’avais le sentiment d’être moche »

Son intitulé résume bien son objectif : faire accepter cette « différence ». « Il y a des femmes qui n’osent plus se montrer à leur mari et qui font chambre à part. D’autres qui ne sortent plus de chez elles », se désespère la jeune maman. Élodie Nommé Boisard ose, elle, s’afficher, « sans perruque ni artifice ».

Sur le site Internet de l’association, la jeune femme dévoile ses photos pour montrer que la beauté ne se résume pas à une belle crinière. Le modèle participe également au spectacle « Au clair de la bulle », dans l’Aude. Elle a aussi participé au long-métrage « L’Ange passe » de Malgorzata Debowska.

Mais tout n’a pas été rose dans la vie de cette auto-entrepreneuse spécialisée dans l’assistance administrative. Elle se souvient ainsi de ces crises « de désespoir et d’injustice » quand elle était enfant. « J’avais le sentiment d’être moche. J’avais l’impression de ne pas avoir autant d’atouts que d’autres femmes. Après, on mûrit…»

Ses parents ont bien tenté de la faire soigner, multipliant les consultations chez les spécialistes. En vain. Un rendez-vous s’est révélé particulièrement éprouvant pour elle quand, à l’âge de 5 ans, un dermatologue lui a prélevé une partie du cuir chevelu pour analyse « sans anesthésie ». Ce spécialiste confiera alors plus tard à ses parents qu’« il n’existe aucune solution médicale ». « Ça a été un coup de massue. J’ai eu le sentiment d’être cassée. On m’a enlevé le sens de ma vie »

La rencontre, à 15 ans, avec un spécialiste des médecines alternatives lui a permis de retrouver confiance. « Et à 19 ans, mes cheveux ont commencé à repousser ». Mais l’espoir n’a pas duré. Ses poils sont retombés. « C’est peut-être à cause de la prise de la pilule ou le stress du bac ».

Cette rechute l’a plongée dans la dépression pendant un an et demi.« Et puis, je me suis rendu compte que mon crâne chauve suscitait un autre regard chez les autres : de la sympathie et de l’attention. Je continue mon chemin en moi, mais désormais je me sens en paix. Je m’accepte comme je suis », confesse Élodie Nommé Boisard. Pour elle, la repousse de ses cheveux, ce n’est plus un objectif. « Mais, s’ils me font le cadeau de revenir, je les accepterai ».

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(*) Le 29 septembre à 20 h, à l’Élysée, à Limoux. Le 13 octobre, à 20 h, à la salle polyvalente d’Alzonne.

 

Un site Internet pour témoigner

Elodie Nommé Boisard a créé son association « Belle même sans cheveux » il y a deux ans. Grâce à son site Internet et les témoignages diffusés, la jeune femme souhaite que les femmes ayant perdu leurs cheveux, soit par le cancer soit par l’alopécie, s’acceptent telles qu’elles sont. Par ses photos et sa biographie, la présidente de l’association souhaite « montrer que l’on peut être femme même sans cheveux ».

Pour l’heure, son site a surtout une valeur de témoignage. « Beaucoup de personnes le visitent mais peu me contactent », avoue-t-elle. Plus tard, la jeune femme souhaiterait réaliser un DVD pour expliquer l’alopécie aux enfants. Elle a également quelques contacts pour faire des interventions dans les milieux hospitaliers.
wwww.bellememesanscheveux.fr